Une crise ne se gère pas en sprint. C’est un marathon. L’incendie est endigué en 48 heures, mais le nettoyage prend trois mois, et le redémarrage de vos activités six mois.
Le piège
Partir sur un rythme intenable. Réunions toutes les deux heures, équipes mobilisées 24 heures sur 24, décisions dans l’urgence permanente. Résultat à J+10 : épuisement, rotation des prestataires, erreurs qui s’accumulent, démobilisation.
Doser l’intensité sur la durée
- Phase 1, endiguement (J0 à J+3) : rythme de crise. Cellule stratégique toutes les 4 à 6 heures, cellule opérationnelle toutes les 2 à 3 heures, astreintes.
- Phase 2, éviction et remédiation (J+4 à M+2) : rythme soutenu. Points quotidiens, rotation des équipes, gestion de la fatigue.
- Phase 3, reconstruction (M+2 à M+6) : rythme normalisé. Points hebdomadaires, pilotage projet classique.
La gestion de l’humain est déterminante
Rotations, temps de récupération, soutien logistique : repas, hébergement. Une cellule qui s’effondre à J+15 par épuisement, c’est une remédiation qui échoue.
Et vous, comment gérez-vous la durée dans vos dispositifs ?